« Ils sont venus. Ils sont tous là !
Y a même Giorgio le fils maudit
Avec des présents plein les bras »
L’e-G8, qui a réuni à Paris les têtes d’affiche du web, a insisté sur l’économie, la régulation et la concurrence.
La fantaisie n’est pas de mise pour ce sommet sans précédent, enterrant l’adolescence de notre bel Internet Mondial, terrain d’expression et d’innovation pour tous ceux qui ne trouvaient pas leur place ailleurs.
Plus de 1 500 costumes-cravates alignés, les grands noms du web, de Google à Facebook, l’incontournable Twitter aux côtés d’opérateurs télécoms et de politiciens, la photo est belle, sous le soleil du Jardin des Tuileries.
A noter bien sûr la présence remarquée & attendue de Marc Zuckerberg, 27 ans, déclarant « Le partage restera la grande tendance des cinq ou dix années à venir, Nous sommes plus près du début de ce phénomène que de la fin ».
Sans surprise, la table ronde consacrée aux droits d’auteurs et à la propriété intellectuelle a donc été la seule où le débat s’est un peu animé. En guise de préambule, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture : « Tout le monde reconnaît le principe de la protection du doit d’auteur car il touche à la création. Sur le principe, il y a donc apaisement. L’Hadopi contribue donc à pacifier l’environnement général ».
Régulera, Régulera pas ?
C’est dans ce contexte qu’un « contre e-G8« , représentants de la Société Civile (Jérémie Zimmermann – la Quadrature du Net, Lawrence Lessig – Creative Commons, Jean-François Julliard – RSF), le journaliste américain Jeff Jarvis, & Susan Crawford – ICANN) a tenu ce matin même une conférence de presse, écorchant au passage grands groupes établis, industriels et ayants droits sans oublier les gouvernements prompts à vouloir contrôler et réguler la Toile.





